jeudi 29 janvier 2009

Infusion avant diffusion

Bon, oui, j'ai un peu déserté l'ardoise, je suis confuse.
Mais c'est que j'infuse.
Je mijote, je cogite, je limonade.
Et quand un auteur infuse, il ne diffuse pas.

Mais croyez-moi, il se prépare plein de choses en coulisses.
Oui, je vous l'ai dit : j'infuse.

J'infuse en groupe, d'ailleurs, avec trois autres acolytes,
sur deux très jolis projets encore top secret mais plus pour très longtemps, alors, patience...

En attendant, d'ici quelques jours, la sortie en librairie de Maman de nuit pour les petits, au Sobier, et la re-sortie de On n'arrête pas les comètes pour les grands, au Seuil.

A très vite, sur les gondoles !

jeudi 8 janvier 2009

Le numéro 2 de La photo de classe est imminent

La nouvelle série que j'écris pour les petits aux éditions Le Sorbier (illustrée par Frédéric Rébéna) avance pas à pas. Le deuxième livre paraîtra à la fin du mois.
Je vous rappelle le principe : une collection qui présente les enfants d'une classe maternelle dans toute sa diversité, où chacun peut se reconnaître sur la photo. Chaque histoire, une péripétie du quotidien, met en avant un enfant différent.
Après Mon histoire préférée avec Idriss et sa grand-mère, vous allez découvrir Maman de nuit, à travers les aventures de Lucas (sur la photo, deuxième petit gars en haut à gauche, avec des lunettes). Vous retrouverez aussi tous les autres enfants.
Dans Mon histoire préférée, Frédéric avait mis le jaune à l'honneur, cette fois-ci, il est passé au bleu. Encore un vrai feu d'artifice de couleurs et de détails.
Ah, j'oubliais : un scoop. Le prochain (le troisième de la série) s'appellera La dent de gazelle, une petite intrigue avec Azur pour personnage principal (2ème rang, 3ème à partir de la gauche sur la photo). Chuuut... J'ai vu les crayonnés de Frédéric hier. Toujours aussi pétillants !


dimanche 4 janvier 2009

J'voeux du neuf, un peu, beaucoup, passionnément...

Après l'orange bleue, un oeuf.
Je formule donc mes voeux pour 2009.
Comme on nous annonce maintes omelettes et cascades d'oeufs cassés, les oeufs aviairés, les poussins étouffés dans l'oeuf, les coups de becs et les renards dans le poulailler,
alors voilà une jolie promesse : une marguerite.
Voui, une marguerite.
Elle a réussi, elle.
Elle a poussé malgré les ordures.
Quelques grammes de poésie dans ce monde de brutes.
Parce que quand on en aura marre d'effeuiller nos billets d'euros, j'espère qu'on effeuillera encore les billets doux et les marguerites (et les bons livres aussi...)
La vie, toujours.
L'amour, encore.
Belle et neuve année à tous !

dimanche 21 décembre 2008

Solstice

Le trou dans la couche d'ozone s'agrandit.
Mais le jour aussi. Ouf.
"A la saint Thomas, les jours grandissent d'un pas."
Enfin, je le croirai quand je le verrai.
En attendant, bise à Paul.
"Jamais une erreur les mots ne mentent pas"...
n'est-ce pas ?

Avant le passage au 9

... et pour se détendre un peu en ces temps flous où nos humeurs suivent le cours de la bourse, et nos bourses, le cours toujours :
"L'univers n'est jamais qu'une idée fugitive dans l'esprit de Dieu - pensée joliment inquiétante pour peu que vous veniez d'acheter une maison à crédit - ". (Woody Allen, Ma philosophie)
Bonnes fêtes à tous...

samedi 20 décembre 2008

Quart d'heure lyonnais

Ce n'est un secret pour personne, les effets du chocolat sont permanents chez moi. Normal, comme Obélix, je suis tombée dans la marmite quand j’étais petite : les papillotes ont été inventées à Lyon, - ma ville natale -, chez un confiseur nommé Papillot. L'Histoire raconte qu'un apprenti a dérobé des chocolats qu’il a pliés dans un papier avec un billet doux pour sa bien-aimée. Littérature et cacao, un duo de choc. J'avais une version toute personnelle de la naissance des chocolats enrobés, mais les éditeurs n'en ont pas voulu... Dommage. L'histoire des frères Sucredoux et de leur petite soeur Praline, ça avait un certain charme. Snif.

dimanche 14 décembre 2008

Ode à l'ordi

Quand mes doigts filent sur le clavier et appuient sur la touche "Delete", je me prends à lancer quelques pensées émues en hommage à André Truong, l'inventeur du micro-ordinateur (et à François Gernelle aussi). Merci de ce gain de temps inestimable, les gars, merci de nous avoir légué, nous, écrivains de la génération Pomme et PC, le"copier-collé" révolutionnaire. Oui, quand mes doigts cliquent sur Ctrl+X ou Ctrl+V, je pense à Balzac qui a sué plume et encre sur sa Comédie Humaine et rendu dépressif son imprimeur avec ses corrections de dernière minute, je pense à Roger Martin du Gard et à Jules Romains, je pense à Hammett et Chandler, aux doigts noircis par les rubans de leur machine à écrire... Combien de temps aurait mis Duhamel pour écrire sa Chronique des Pasquier, avec un PC, hein ? Et si Proust avait eu un MAC, aurait-il retrouvé son temps... plus vite ?

On n'arrête pas les comètes

Non. On ne les arrête pas. Les astro-physiciens l'ont bien dit, elles finissent toujours par revenir un jour. Elles avaient brusquement quitté la planète Syros il y a bientôt deux ans, et bien elles reviennent en février 2009 en orbite autour des éditions Seuil, et je l'espère, pour longtemps. Le roman paraîtra dans la collection "Karactères", avec une nouvelle couverture illustrée par Loïc Cure. Je suis vraiment heureuse de cette réédition.

Ode au chat-do-ku

Bon, je sais, le chat d'écrivain est une espèce fort répandue. Baudelaire, Eluard, Poe, Kipling, Colette, Prévert, Vian, et d'autres, l'ont déjà célébré en mille et une odes, ce matou qui revient, svelte et anubien. Anny Duperey l'a fait aussi plus récemment. Alors soit, je me lance. Il n'est pas à moi, mais c'est tout comme, c'est un Baffert ; on l'a élevé au Blédina quand sa mère l'a abandonné dans les herbes hautes (il a conservé le bavoir, d'ailleurs). Après le chat-qui-s'en-va-tout-seul, le chat joufflu, le chat botté, le chat-presse-papier, le chat-chaufferette, voici une espèce rarissime, le chat-do-ku. Un spécimen non dénué de coquetterie, plus connu sous le nom de chat-palin.