Quelques gribouillis autour du conte musical que j'ai écrit cet été, aux accents klezmers. Un texte sur la mémoire et la transmission, dont la musique sera composée par le clarinettiste Alexis Ciesla. Une collaboration avec le Conservatoire de Saint Priest qui s'intitule :
L'histoire se situe quelque part, en Europe de l'Est. Dans l'un de ces endroits érodés par la guerre et les balles perdues. Là-bas, il demeure une chose immuable qui se fraye un chemin entre les interstices et que les chars n'arrêtent pas : la musique.
Pour les 13 ans de Tallinn, sa grand-mère Baka souhaite lui transmettre une mélodie. Une mélodie très particulière, qui se transmet de mère en fille. Une mélodie pour comprendre le pourquoi et le comment, le dedans et le dehors, l'avant et l'après. Seulement voilà, Baka se souvient du début, mais elle a oublié l'autre moitié...
Frageh, cette satanée question
de plus en plus envahissante...
Le début du conte :
Pour situer Dulpan sur une carte, il faut des yeux de loup et beaucoup d'imagination. Le quartier de Krank est là, debout, comme un vieux qui s'acharne à reprendre son souffle. Sur les boîtes à lettres, la plupart des noms ont disparu, mais on dit que le facteur est un peu sorcier et le courrier finit toujours par arriver à destination. L'immeuble où vivent Tallinn et sa grand-mère Baka est mité par les balles perdues, pourtant la vieille femme répète : "les trous, ça laisse passer la lumière et la musique." Ici, la musique se fraye toujours un passage à travers les fissures. Aujourd'hui est un mardi particulier et dans la cuisine, Baka pétrit une pâte à tarte. A ses pieds, un petit chien jaune, posé sur le tapis comme une question. C'est d'ailleurs pour ça qu'on l'a appelé "Frageh". En yiddish, frageh signifie "question"...
Où l'auteur en résidence dans la Loire laisse dièses et bémols, emporte sa tête, son ordi, ses crayons et, après quelques détours et guirlandes, rejoint son nid pour un temps. Pour une pause ? Tsst, tsst, que nenni. Pour travailler, encore. Un auteur en congé est un auteur mort, petit scarabée...
Pour survoler les pérégrinations montbrisonnaises, c'est là.
Ici, un post d'une collègue auteur (merci Anne, de te pencher sur les livres des copains !) Là, une critique de Stéphie : L'avis de la mystérieuse Bauchette : En ces temps de neige, certains recommandent même les blue Cerises comme cadeaux de Noël...
Et puis ici, vous pouvez retrouver d'autres articles plus anciens, en particulier sur la genèse des blue Cerises.
Vendredi, Maryvonne et moi avons rencontré une classe de troisièmes au collège Mario Meunier, dans le cadre de la Fête du Livre de Montbrison (Loire). Où j'ai découvert qu'une Cerise malade (Zik) partait quand même en croisade. Même quand il manque deux noyaux, une cerisade, c'est sacré... Là, le commentaire d'AxEmDo, sur l'accueil des lecteurs et cet échange en duo. Un bel écho.
Il paraît que les blue Cerises sont des O.L.N.I, Objets Littéraires Non Identifiés. En témoigne sur la blogosphère le très chouette article d'
Vrai, le mot me plaît. Et si, par une nuit sans lune, vous apercevez un rayon bleu perçant l'horizon d'une librairie, ne vous frottez pas les paupières avec frénésie, non, vous n'hallucinez pas, ce sont bien des cerises. Elles existent vraiment, des lecteurs peuvent maintenant en témoigner...
Où l'auteur va écrire des histoires dans la Loire. Juste pour voir. Où il est question de rondes, de blanches et de noires, de tête à changer, de conte musical et de terre glaise. Pour suivre la suite des pérégrinations, c'est ici.
A cette occasion, je participerai à la Fête du Livre de Montbrison avec mon amie Maryvonne Rippert, pour le détail des festivités, c'est là :