vendredi 7 janvier 2011

En mars, en kiosque

Un aperçu d'une histoire qui paraîtra en mars
dans la revue Moi je lis, chez Milan Presse

L'OMBRE DU CORBEAU

Un univers mis en images
sous la plume pétillante et facétieuse de Phicil.
L'ambiance Ouest américain à la fin du XIXème siècle,
l'envie me chatouillait, j'avais besoin de grands espaces et d'aventures.
Ainsi est née l'Ile aux Grandes Hélices et sa petite communauté.

La blondinette aux lunettes qui vous tourne le dos,
c'est Lil', le personnage principal de l'histoire.

En voici le début  :


— Encore un ! je dis.
— Qui nous en veut, à la fin ? grogne P’pa.
— C'est le quatrième, soupire Ma en chemise de nuit.
Depuis quelques nuits, à la ferme Ouche, on reçoit des cailloux.
La ferme Ouche, c’est l’endroit où on s’est installés, à notre arrivée sur l’Ile des Grandes Hélices.

On en a rêvé, de cette île.
Pour payer le billet du bateau et partir nous y installer, P’pa et Ma ont  vendu la maison, les meubles, même leur chemise :
— Fini la misère, ce sera une nouvelle vie, le paradis !
Ma a eu le mal de mer toute la traversée. Grand-Pi a attrapé la scrolérite et on a eu peur d’être refoulés à la frontière. On est restés dix jours en quarantaine. Heureusement, il a fini par guérir. Après une visite médicale et un questionnaire musclés, on a enfin été autorisés à débarquer. On a traversé l’île en carriole vers l’Ouest. Des jours et des nuits dans le désert, avec pour seule compagnie, la lune ou l’ombre de quelques indiens Hirowaks.

À notre arrivée, P’pa a cherché du travail. Il n’a trouvé qu’à la mine. Les étrangers, on les envoie tous s’user là-bas.
— Le « paradis », hum ? a grogné Grand-Pi.
C’est là que la vieille Ouche, une fermière, a proposé de nous louer une bicoque en ruines à l’écart de la ville, derrière sa ferme, en échange de travaux.
— Depuis qu’mon fils Erbus est parti, j’ai pas la force d’la retaper tout’ seule. J’vous laisse le bout d’terre devant, si vous déblayez c’bazar.
— C’est un trou, j’ai marmonné. Il doit y avoir trois maisons dans le coin, et encore il faut une loupe…
— Même un mulot ne voudrait pas de ce terrier, a râlé Grand-Pi.
— Moi j’en veux, a déclaré Ma.
— La ferme, ce sera moins dur que la mine, a dit P’pa.
Alors on a retapé la bicoque.
Il y avait un bric à brac incroyable là-dedans. On l’a entassé dans un coin. On était enfin tranquilles.
Jusqu’à ce que.
Les cailloux noirs ont commencé à tomber la nuit.
Et ce n’était pas des météorites.

La suite, en mars chez votre marchand de journaux préféré...



1 commentaire:

Zik alors a dit…

Est-ce queje t'ai déjà dit que j'aimais ton écriture?